A propos de la rémunération des formateurs, voici les recommandations d’un membre du conseil international, Rebekah Rojcewicz, qui a vécu plusieurs années à Rome auprès de Sofia Cavalletti (une des deux fondatrices de la catéchèse du Bon Berger):
« Sofia (…) était très claire à propos de la directive de Jésus : « tout travailleur mérite salaire ». Quand Il a envoyé ses disciples en mission, il était évident pour Lui que leurs besoins seraient pris en charge par leurs hôtes. C’est beau si vos besoins financiers fondamentaux sont satisfaits par un autre revenu à temps plein ou celui de votre conjoint ou celui d‘un héritage familial ou de votre ordre religieux afin que vous puissiez offrir gratuitement vos services de formateur (ou si votre paroisse ou diocèse est tellement favorable à la CBB que rien ou presque n’est facturé aux participants !) Mais il existe beaucoup d’autres formateurs de la CBB (comme moi) qui n’ont rien de tout cela et qui, par conséquent, doivent dépendre d’une sorte de rémunération pour la plupart des formations afin de payer les frais inhérents au coût de la vie. Sofia l’a compris et l’a affirmé. Elle savait que l’argent pouvait certainement ternir (gâcher) les choses, mais elle avait également compris que l’argent avait une place nécessaire et légitime dans nos vies et dans le travail de la catéchèse. Donc, que nous fassions payer les formations et quel que soit le montant que nous facturons, il faut discerner sur sa situation personnelle et l’« appel » particulier de chaque formateur et de la communauté qui reçoit ses services. Personne ne devrait jamais envisager de faire fortune avec cette catéchèse (c’est de l’humour bien entendu), mais personne non plus ne doit être contraint d’y renoncer si son engagement pour la catéchèse ne lui permet pas de vivre décemment. »
